dimanche 26 juin 2011

Du clubbing augmenté au chill out électronique

Avant de nous retrouver pour le dernier jour de Futur en Seine au 104 ou de vous installer confortablement à une terrasse avec un peu de wifi pour savourer l'article qui suit (Artistes artisans, chercheurs et prototypage numérique)... voici quelques impressions sur la soirée mémorable du samedi 25 juin et rappels pour cet après midi :
Tous au même tempo

Les dj de la boom box sous le soleil d'Enghien les bains ont véritablement déchiré, rassemblant sous le même tempo et le regard ébahis de quelques curistes à la terrasse du grand hôtel, nos jeunes artistes lauréats de l'appel à projet du Réseau RAN (Arts Numériques) qui célébraient leur succès, acteurs européens défricheurs passionnés par les nouvelles opportunités du spectacle vivant conviés par le centre d'art, politiques de différents bords, ce soir là réunis sur la même rive, émus par leurs efforts récompensés par une foule en liesse au bord du lac, scandant à l'unisson "everybody is upset" (sic) au moment où, tentant de me frayer un chemin dans les rues la petite station balnéaire de la banlieue nord, je regagnais la gare pour la capitale...

Discontrol party deuxième round

Arrivée à La gaité lyrique vers une heure du matin la fête tirait à sa fin. La tour de contrôle pilotée par des jeunes artistes de l'EnsadLab continuait de projeter sur tous les murs de la grande salle et sur les écrans de retour placés dans ses entrailles, des patchworks d'images : captations trackées d'un public filmé en caméra CCTV et graphismes modifiées en temps réels par les derniers danseurs sous contrôle RFID... Dans les couloirs, sur d'autres écrans deux avatars reliés à la soirée clubbing par Le "disorder screen control" groupe avaient engagé une course poursuite dans les dédales de Second life. Tout sur la génèse du projet en image dans quelques jours c'est promis ...

Cet après midi au 104... Open your web

Cet après midi Digitalarti, le magazine des cultures numériques qui quelques jours pus tôt organisait un colloque sur l'émergence d'un marché pour ces nouvelles formes artistiques, nous convie encore une fois au 104, pour la visite d'une galerie improvisée près du magasin Emmaüs et invite les collectionneurs de la première heure à faire l'acquisition d'œuvres en série limitée.

Il est encore temps au village d l'innovation de découvrir tous les prototypes coproduits par la manifestation et notamment la pièce des designers d'Electronic Shadow qui eux aussi utilisent la métaphore de la fenêtre pour créer des passerelles entre virtuel et monde réel (e-Window)

Déprogrammation systaimique

A 15 H 00 l'artiste Systaime, activiste drôle et virulent rompu aux jeux du remixe sur le net nous déballe toute sa logistique "systaimique" contre les rouages bien rodés de notre société du spectacle : "Le fondateur de la French Trash Touch, membre de l’Internationale échantillonniste et pilier de la scène alternative parisienne rééchantillonne à tout va l'absurdité ambiante. Avec lui, «le bonheur est simple comme un poke sur Facebook», nous dit-on. Allons voir...

Posté par Orevo/Véronique Godé pour Futur en Seine

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